Eygalières en Provence (13) Le Jardin de l’alchimiste

La visite du jardin se fait selon un parcours prédéfini. Il se compose de deux parties distinctes. Un labyrinthe en forme l’entrée. Il trace un mot : « Berechit » (le premier mot de la Bible en hébreu). Il n’est pas fait pour s’y perdre mais sert de transition vers un autre monde, celui du jardin. Ce mot permet de rappeler que le jardin est une tradition ancienne.
La première partie du jardin est celui des plantes magiques. Il est très symétrique et a vocation pédagogique. Un axe principal, matérialisé par un petit canal d’eau séparent des carrés de plantes. Ce sont des plantes choisies en raison de leurs propriétés magiques dans l’imagination populaire. Des étiquettes présentent les plantes et leurs significations. Ce jardin est l’antithèse du jardin de l’alchimiste. Il le précède afin de faire comprendre que l’alchimie n’a rien à voir avec la magie.
Ce dernier évoque, par les moyens propres au jardinier, le parcours de l’alchimiste dans sa quête de la pierre philosophale qui lui permettrait de changer le plomb en or. Cette recherche n’était que l’application à la matière d’une recherche beaucoup plus fondamentale : la recherche du sens de la vie.
Ce parcours passe par trois étapes ou trois oeuvres, matérialisées ici par trois espaces différents. La première est l’Oeuvre au Noir symbolisant la naissance et le développement physique. Suit l’Oeuvre au Blanc, représentant le développement intellectuel et affectif. Et, enfin, l’Oeuvre au Rouge symbolise la découverte du sens de la vie. Une forme (carré, courbe, étoile), une couleur (noir, blanc, rouge), des chiffres (5 et 11, 7 et 22, 9 et 33) et des planètes (Saturne, Mercure et la lune, le soleil) sont attribués à chaque espace ; éléments en lien avec le langage ésotérique des alchimistes.

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Historique

Le jardin a été créé en 1997 par deux paysagistes, Arnaud Maurières et Eric Ossart, concepteurs entre autres du jardin de Cluny à Paris et du jardin du Paradis à Cordes sur Ciel. Ils avaient déjà conçu un jardin éphémère, dans une autre partie du parc, pour l’hôtel du Mas de la Brune en 1995.
La maison présentant quelques traces suggérant qu’elle a pu appartenir à un alchimiste, et les propriétaires, ne souhaitant pas créer un jardin aux formes classiques, choisirent d’en réaliser un qui, en lien avec la demeure, ait trait à l’alchimie.


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Pour plus d’informations cliquez ci-dessous
http://www.jardin-alchimiste.com/

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