Jardin des plantes à Paris

Créé au XVIIe siècle, à l’instigation des médecins Jean Héroard et Guy de la Brosse, le Jardin des Plantes, cœur historique du Muséum, est d’abord dévolu à des espèces aux vertus thérapeutiques. Au XVIIIesiècle, il devient centre de recherche et musée, sous l’impulsion de Buffon. Après la Révolution, il poursuit son développement scientifique. De cette exceptionnelle épopée témoignent les nombreux bâtiments du Jardin, tous classés Monument historique : la Galerie de Géologie et de Minéralogie, la Grande Galerie de l’Évolution, les Grandes Serres… Un voyage dans le temps auquel participent des arbres « historiques », tel le cèdre du Liban planté en 1734 par le botaniste Bernard de Jussieu.

Plan du jardin des plantes Plan du jardin des plantes

Le Jardin des plantes de Paris est un parc et un jardin botanique ouvert au public depuis 400 ans qui s’étend sur une superficie de 23,5 hectares et comprend quelques 3000 espèces végétales.

Pinus wallichiana (Pin de l'himalaya) Pinus wallichiana (Pin de l’himalaya)Chitalpa tashkentensis (Chitalpa de Taschkent) Chitalpa tashkentensis (Chitalpa de Taschkent)Inula helenium (Grande aunée) Inula helenium (Grande aunée)Nelumbo nucifera (lotus sacré) Nelumbo nucifera (lotus sacré)

Publicités

Parc Borely à Marseille (13)

Quelques photos de la visite du parc  le 10 Septembre 2015

Le parc actuel a conservé les trois parties du projet ALPHAN :

Le parc s’étend sur une superficie de 17 ha et comprend plusieurs parties:

1/ La partie française fait face à la bastide. Elle est constituée de deux tapis verts comportant en leur centre un bassin rectangulaire, séparés par un bassin circulaire, et bordés par deux doubles alignements d’arbres, en prolongement du mail qui mène de l’avenue du Prado à la grille du Parc.
La perspective s’achève sur la terrasse du château, auquel on accède par un esalier monumental en contrebas duquel se trouve le « bassin de France », orné de deux griffons et d’une sculpture rappelant la participation de la famille Borély dans le creusement du canal de Suez.

2/ La partie anglaise, à l’ouest du parc, s’étend autour du lac et de son embarcadère. C’est un jardin au tracé souple, dont le chemin circulaire permet de découvrir les principaux éléments du parc : la roseraie, plantée dans un espace dessiné à la française, derrière laquelle, longeant l’Huveaune, court la « tèse », agrémentée, en son milieu, d’une statue de Diane; une cascade en rocaille qui héberge « l’Homme aux oiseaux », sculpture de Jean Michel Folon…Aux abords du château, une aire de jeux accueille les enfants et met à leur disposition des installation adaptées aux handicapés.
Le parc à l’anglaise s’ouvre sur de vastes clairières dont les pelouses invitent au pique-nique ou au farniente…

3/ Le champ de courses, récemment rénové, ne sépare plus la partie française de la mer depuis qu’une promenade, aménagée le long de l’Huveaune, permet d’atteindre les plages du Prado.

4/ Un jardin botanique, qui s’est enrichi, en 2004, d’un jardin traditionnel chinois offert par la ville de Shangaï avec laquelle Marseille est jumelée, il comprend un jardin des simples, un jardin de plantes grimpantes, un jardin méditerranéen, un tropicarium, une serre consacrée aux végétaux d’Afrique du Sud, un palmetum et un jardin japonais qui sera terminé en 2006.


Historique

L’histoire du Parc Borély débute au XVIIème siècle, lorsque Joseph Borely, issu d’une famille d’armateurs et de négociants marseillais, décide de constituer un domaine dans le quartier de Bonneveine, pour y établir une de ces « maisons des champs », ou « bastides », qui, pour la bourgeoisie locale, conjuguent jusqu’au XIXème siècle, les fonctions d’agrément et de rapport.
Constituée initialement de « terre, vigne, prés, jardins, arbres et bâtiments », la propriété s’agrandit tout au long du XVIIIème siècle, jusqu’à ce que Louis de Borely, de retour d’Egypte annobli et enrichi, entreprenne de faire construire une élégante bastide dont la réalisation finale sera confiée à l’architecte provençal Esprit BRUN.
Lorsque Louis-Joseph Denis de Borely hérite du domaine en 1770, il fait appel au paysagiste EMBRY dont le jardin classique, conçu dans l’esprit de Le Nôtre, semble avoir été
en grande partie réalisé.

Au milieu du XIXème siècle, alors que les descendants de Joseph Borely n’habitent plus la bastide de Bonneveine, Paulin Talabot, directeur de la Compagnie de chemins de fer PLM et de la Compagnie des docks envisage d’y construire des entrepôts. Puis, afin de terminer sa ligne de chemin de fer Lyon-Marseille, il propose à la Ville d’échanger divers terrains des Chartreux, dont celui sur lequel est installé le jardin botanique, contre la propriété Borely. Devenue propriétaire du domaine, la Ville de Marseille sollicite ALPHAN, paysagiste renommé, assisté de son collaborateur BARILLET-DESCHAMPS, pour y réaliser un parc public. Le projet retenu prévoit trois parties distinctes, un jardin à la française, un parc à l’anglaise, et un champ de courses en front de mer. Les élégantes constructions en bois ajouré et les pavillons des gardiens à l’entrée du parc, illustration de l’éclectisme architectural de la seconde moitié du XIXème siècle, ont disparu, tandis que le « pavillon du lac», autrefois laboratoire de botanique de l’Institut colonial, abrite aujourd’hui un restaurant.
Une roseraie a été créée en 1923 sur l’emplacement de l’ancien jardin botanique, installé depuis 1880 dans le parc Borély et déplacé en 1915 sur son emplacement actuel , et, en 2002 ; deux hectares de promenade ont été aménagés vers la mer.