49 mondes perdus découverts en Chine

Un réseau de profondes dolines vient d’être découvert en Chine, au sein d’une forêt tropicale humide. L’exploration ne fait que commencer mais promet d’être instructive car ces gouffres abritent une riche biodiversité, végétale et animale.

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C’est le plus vaste réseau de gouffres du monde. Il vient d’être découvert dans la province chinoise de Shaanxi, près de la ville de Hanzhong, au centre du pays, au sein du massif montagneux de Qinling-Bashan. Dans une forêt dense et tropicale (nous sommes entre 24 et 31° de latitude nord, soit celle du nord de l’Afrique), 49 « trous » gigantesques et souvent approximativement circulaires sont creusés dans la roche calcaire. Pour les scientifiques qui les ont étudiés, pas de doute : ce sont des dolines, c’est-à-dire des cavités creusées par l’eau, qui dissout les carbonates de la roche, et dont le toit a disparu, lentement érodé ou brutalement écroulé.

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L’ensemble s’étale sur 600 kilomètres carrés et les dimensions de ces puits sont généreuses. Wang Weihua, responsable des ressources territoriales de la province, dans des propos rapportés par China daily, explique que 31 de ces dolines sont « classiques » mais que 17 sont « grandes ». La plus vaste se situe dans le comté de Zhenba, qui en abrite aussi le plus grand nombre. Ce gouffre géant s’ouvre sur 520 m de diamètre et sa profondeur maximale est de 320 m.

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Eygalières en Provence (13) Le Jardin de l’alchimiste

La visite du jardin se fait selon un parcours prédéfini. Il se compose de deux parties distinctes. Un labyrinthe en forme l’entrée. Il trace un mot : « Berechit » (le premier mot de la Bible en hébreu). Il n’est pas fait pour s’y perdre mais sert de transition vers un autre monde, celui du jardin. Ce mot permet de rappeler que le jardin est une tradition ancienne.
La première partie du jardin est celui des plantes magiques. Il est très symétrique et a vocation pédagogique. Un axe principal, matérialisé par un petit canal d’eau séparent des carrés de plantes. Ce sont des plantes choisies en raison de leurs propriétés magiques dans l’imagination populaire. Des étiquettes présentent les plantes et leurs significations. Ce jardin est l’antithèse du jardin de l’alchimiste. Il le précède afin de faire comprendre que l’alchimie n’a rien à voir avec la magie.
Ce dernier évoque, par les moyens propres au jardinier, le parcours de l’alchimiste dans sa quête de la pierre philosophale qui lui permettrait de changer le plomb en or. Cette recherche n’était que l’application à la matière d’une recherche beaucoup plus fondamentale : la recherche du sens de la vie.
Ce parcours passe par trois étapes ou trois oeuvres, matérialisées ici par trois espaces différents. La première est l’Oeuvre au Noir symbolisant la naissance et le développement physique. Suit l’Oeuvre au Blanc, représentant le développement intellectuel et affectif. Et, enfin, l’Oeuvre au Rouge symbolise la découverte du sens de la vie. Une forme (carré, courbe, étoile), une couleur (noir, blanc, rouge), des chiffres (5 et 11, 7 et 22, 9 et 33) et des planètes (Saturne, Mercure et la lune, le soleil) sont attribués à chaque espace ; éléments en lien avec le langage ésotérique des alchimistes.

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Historique

Le jardin a été créé en 1997 par deux paysagistes, Arnaud Maurières et Eric Ossart, concepteurs entre autres du jardin de Cluny à Paris et du jardin du Paradis à Cordes sur Ciel. Ils avaient déjà conçu un jardin éphémère, dans une autre partie du parc, pour l’hôtel du Mas de la Brune en 1995.
La maison présentant quelques traces suggérant qu’elle a pu appartenir à un alchimiste, et les propriétaires, ne souhaitant pas créer un jardin aux formes classiques, choisirent d’en réaliser un qui, en lien avec la demeure, ait trait à l’alchimie.


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http://www.jardin-alchimiste.com/

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Ces arbres sauveurs

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Les végétaux dits « oxalogènes » ont la propriété de transformer, avec l’aide de champignons et de bactéries, le CO2 (dioxyde de carbone dans le sol)  en calcaire. A Haïti, grâce au projet « Arbres sauveurs », des milliers des noyers Maya (Brosimum alicastrum) oxalogènes ont été plantés avec un triple but : permettre la reforestation, lutter contre le changement climatique par la captation du COet apporter une source de nourriture à des populations en insécurité alimentaire grâce aux noix de ces arbres, qui peuvent être transformées en farine.

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La noix-pain (Brosimum alicastrum) ou ‘noix de Maya’ est un arbre originaire d’Amérique du Sud capable de bonifier les terres acides et infertiles. Ses propriétés exceptionnelles font de lui , un végétal ‘oxalogène’, c’est à dire qu’il est capable d’absorber le carbone atmosphérique et de le transformer en calcaire avec l’aide de champignons et bactéries. Le calcaire fabriqué est alors piégé dans le sol entre les racines de l’arbre. En formant cette roche sédimentaire, le sol environnant devient moins acide et plus fertile. Une propriété unique qui laisse entrevoir de nombreuses perspectives environnementales et écologiques.

Le noyer de Maya (famille des Moracées) peut atteindre plus de 40 mètres de hauteur, son fruit, la noix-pain fait partie des vingt espèces dominantes de la forêt maya située dans les pays de la côte ouest de l’Amérique centrale notamment au Mexique et au Guatemala.carte-guatemala-biosphere-maya1 Il a la particularité d’être  pollinisé par le vent et ces noix-pain tombent sur le sol en mars et en avril.

Les noix contiennent protéines, calcium, fer, fibres et vitamines, elles sont revêtues par une fine peau de couleur orange et renferment une grosse graine.  Ses noix se conservent très bien et peuvent s’utiliser en cuisine, comme en purée, en farine mais aussi dans des sauces et boissons.290px-brosimum-alicastrum_02

Ses feuilles et ses fruits constituent un excellent fourrage de saison sèche pour le bétail, . Chaque année, un arbre peut fournir plus de 180 kilogrammes de noix. Le noyer Maya se contente de sols  pauvres, dégradés, salés ou secs et n’exige aucun entretien particulier une fois mis en terre.

En 2011, l’écologue français Daniel Rodary a lancé un programme de reforestation baptisé ‘Arbres sauveurs’ ayant pour objectif de reboiser les zones érodées arides et isolées. Mais aussi former les paysans à planter cet arbre et apprendre aux femmes à en cuisiner les noix, explique le National Geographic. À ce jour, 80 000 plants des arbres oxalogènes ont déjà été mis en terre et ont pour finalité  de reproduire une forêt nourricière pour les populations locales et l’amélioration de la fertilité des sols. L’accumulation du calcaire autour des racines permet aux noix-pains de faire remonter le pH des sols acide et d’augmenter sa fertilité.

Explications dans une vidéo proposé par Univers sciences Tv, pour la visionner cliquez ci-dessous

Arbres à recycler le carbone

On l’oublie parfois, mais notre existence et celle de tous les êtres vivants dépendent de cette mince peau de 20 à 30cm d’épaisseur qu’est la couche arable du sol, celle dans laquelle les plantes trouvent l’essentiel de leur nourriture. Cette couche doit sa fertilité à la nature de la roche sur laquelle le sol s’est formé, mais plus encore à la quantité et à la nature de la matière organique qu’elle contient.

Le principal constituant de la matière organique est le carbone (environ 58%). Le sol est en fait le plus grand réservoir de carbone de la planète, avec 615 milliards de tonnes dans les 20 premiers cm et 2344 milliards de tonnes jusqu’à une profondeur de 3 mètres.

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Aix en Provence (13) Parc St Mitre

Un peu d’histoire…

A l’origine, il s’agit d’un domaine privé de 6 hectares à vocation résidentielle et agricole. La Municipalité acquiert cette propriété en 1978 dans le cadre de sa politique d’aménagement de l’espace et confie le projet au Service Espaces Verts.

… Aujourd’hui

En accédant par l’avenue Jean Monnet, un imposant portail s’ouvre sur deux allées bordées de marronniers centenaires enserrant un bassin avec cascade. Une maison de maître datant de 1875 surplombe le parc. De vastes pelouses autour desquelles sont disposés des aires de repos et de jeux, un vieux lavoir couvert et un grand bassin bordé de plantes aquatiques caractérisent ce jardin. A l’est du parc, un arboretum renferme une collection d’arbres, conifères, une serre hollandaise ainsi qu’une roseraie.

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