La Valette du Var (83) Le Domaine d’Orves

Jardin en restanques entourant une bastide provençale au pied du mont Coudon. Une première allée d’oliviers est suivie d’une allée coupée d’escaliers et bordée de très vieux lauriers roses en arbres. La maison principale est entourée de jardins d’agrément clos, en restanques, devant et derrière. Le jardin est doté d’un système d’irrigation par gravité, avec goulottes, bassins à différents niveaux, norias, puits, source, fontaines. Une ancienne chapelle est située au fond du jardin, derrière la maison.
Une ancienne aire de battage a été remise à jour. La propriété contient aussi les restes d’une exploitation d’une mine de craie (four à chaux, puits d’aération des galeries).
La résidence principale du peintre Pierre Deval fut un lieu d’inspiration artistique et de visites de ses amis peintres, Albert Marquet, Jean Launois, Jean Puy, Willy Eisenchitz, Claire Bertrand, les peintres de l’Ecole de Toulon (Eugène Baboulène, Mentor, Pertus entre autres), photographes (David Eisenchitz) et musiciens, et aussi d’inspiration littéraire (Henri Bosco, Jean-Louis Vaudoyer, Pierre-Jean Jouve).

Historique
Le Domaine d’Orvès, situé à proximité du village de La Valette (Vallis Laeta, ou vallée heureuse), occupe l’une des rares zones encore naturelles proches du centre de la commune. Les jardins ont sans doute été construits en même temps que la maison principale, soit 1691, mais aucun plan d’origine n’a jusqu’ici été mis à jour.
Après de nombreux aléas entre la Révolution et 1844, période pendant laquelle le domaine appartint à la commune et fut loué au Marquis de Castellane avant d’être vendu aux enchères, il fut acheté par le peintre Pierre Deval et sa femme en 1925, après deux ans passés en Algérie, à la villa Abd-el-Tif. Ils réalisent beaucoup de travaux dans la maison et dans le jardin afin de les remettre en état. Pendant la guerre, le domaine est réquisitionné par l’armée allemande, qui installe son quartier général et entreprend de tout détruire et de couper tous les arbres, y compris les oliviers multicentenaires de l’allée d’accès. Après la guerre, Pierre et Henriette Deval se remettent à l’ouvrage pour reconstruire et replanter, au moins autour de la maison principale, une grande partie des terrains étant en fermage et occupée par des cultures maraîchères.
Après l’inscription d’une partie du domaine à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques pour parer à une menace d’urbanisation d’une grande partie des terrains par la mairie et la mort de Pierre et Henriette Deval en 1993, leur fille entreprend, avec le départ à la retraite des fermiers et dans le dessein de pérenniser et d’élargir la protection acquise, de reconvertir le domaine en réserve botanique et de remettre en état les éléments détruits par la guerre et pas encore reconstruits pour restituer les espaces autour de la maison à leur destination de jardins d’agrément. Peu à peu, en procédant depuis le centre jusqu’à l’extérieur, de nouvelles zones sont aménagées : mise à jour d’une ancienne aire de battage, construction de nouveaux plans d’eau, création d’un étang, création d’un jardin de sous-bois, plantations d’espèces végétales très variées, plantation d’une oliveraie, etc.

http://www.domainedorves.fr/fr/tag/var.html

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