Marseille (13) Parc Longchamps

Les jardins sont conçus par Espérandieu en fonction de l’architecture, et comme un écrin au « palais » château d’eau. Il prend le parti d’un tracé « à la française », dans l’esprit d’Edouard André, les larges allées sinueuses devant mettre en valeur le groupe sculpté figurant la Durance et la cascade ornée de stalactites célébrant l’arrivée du Canal à Marseille. Le « jardin du plateau » réalisé à l’arrière du château d’eau conserve ce parti de régularité, tandis que la transparence du corps central du château d’eau permet une vue perspective de la ville
Le jardin zoologique appartient au courant des jardins « pittoresques » ou « à l’anglaise », intégrant une nature reconstituée et faisant la part belle aux éléments de décor. On peut encore y observer un kiosque à musique, quelques fabriques orientalistes (les pavillons de la girafe et de l’éléphant et les cages aux fauves ornées de céramiques turquoises), des éléments de rocaille (la cascade des phoques, la volière et la cage aux ours), et une cabane « rustique », autrefois accupée par des autruches . D’autres cages sont ornées de peintures naïves et comportent des grillages décorés et des maisonnettes en briques.
La buvette polygonale, construite en bois peint, a été restaurée en 1989 pour le tournage du film de Jean-Jacques Beneix « Roselyne et les lions ».

Historique
Protégé au titre des Monuments historiques, le Parc Longchamp, en cours de recomposition, s’est constitué au fil du temps, par la stratification des différents projets, imaginés ou réalisés sur le site depuis le XIXème siècle.
A Marseille, comme dans toute la Provence, la maîtrise de l’eau est longtemps restée un problème majeur. La construction, en 1849, du canal de Marseille qui alimente la cité grâce aux eaux de la Durance, règle le problème et transforme du même coup le paysage marseillais. Pour célébrer cet événement, l’architecte Henry Espérandieu est chargé, en 1862, de concevoir un projet d’envergure. Il s’agit d’une fontaine monumentale flanquée de deux ailes abritant l’une le le Museum d’histoire naturelle, l’autre le Musée des Beaux-arts, auxquels on accède par un double escalier derrière laquelle s’étendent des jardins. Trois jardins seront finalements créées. Le jardin public dit « du plateau », sera inauguré en 1869, en même temps que le château d’eau, tandis que le « jardin de l’Observatoire », sera réalisé entre 1863 et 1864.
Le jardin zoologique, quant à lui, créé à l’initiative de la « Société du jardin zoologique de Marseille » au milieu du XIXème siècle et géré par la Ville de Marseille à partir de 1898 illustre la passion du Second Empire pour l’exotisme et le voyage. Il accueillera les visiteurs jusqu’en 1987, et fermera, victime de la désaffection du public pour ce type de jardin zoologique, considéré comme archaïque, dans lequel les grands fauves eux-mêmes ne disposaient que de quelques mètres carrés pour écouler leur ennui… Les cages, aujourd’hui désertées, racontent aux enfants une époque dont leurs parents se souviennent peut-être…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s